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Qingsong QS5010

Mode d'emploi de l'hélicoptère





Le QS5010 est un excellent appareil pour apprendre à piloter. Il vole en intérieur, est «indestructible» et peut être emporté partout dans sa petite boite. Il peut être commandé sur Internet pour à peine plus de 10 €, par exemple chez Banggood, sur cette page : QS5010.

Le plus important :
La télécommande utilise 4 piles AA. On peut utiliser des piles rechargeables. La télécommande fonctionne correctement même avec de piles presque vides.

Le couvercle en plastique peut être difficile à ouvrir les premières fois. Il faut le soulever des deux côtés, avec les doigts des deux mains. Pour le refermer, il faut le pousser un peu vers l'avant avant de l'abaisser. De même, les petits manches à balais blancs peuvent être durs à retirer du couvercle. Il faut tirer dessus et les faire tourner un peu, mais pas les pousser de côté, ce qui risquerait de casser l'ergot en plastique qui les tient. Ensuite, quand on les remet sur les ergots en plastique, il ne faut pas pousser trop fort, pour qu'il restent faciles à enlever la fois suivante.

Une fois les deux petits manches à balais blancs enfichés sur leurs leviers respectifs (le grand trou carré du grand manche sur le levier des gaz à gauche, le petit trou rectangulaire du petit manche sur le levier de direction à droite) on tient la télécommande comme une télécommande de télévision, avec les trois LED vers l'hélicoptère. Mais on tient la télécommande à deux mains, avec un pouce posé à plat sur le sommet de chaque manche.

Ce n'est pas important, mais on allume d'abord l'hélicoptère (le minuscule glissoir ivoire sur le bas de l'emplanture de la queue ; il faut le pousser d'un millimètre en direction de l'arrière) et puis la télécommande (son bouton on-off, à côté des trois LED). Ensuite, on fait aller le levier de commande des gaz d'avant en arrière au moins une fois, pour initialiser la communication entre la télécommande et l'hélicoptère. Ce n'est qu'ensuite, que la position du levier des gaz fera tourner les hélices plus ou moins vite. Ne pas hésiter à tenir l'hélicoptère par son bas, lors des premiers essais, pour faire tourner ses hélices sans lui permettre de s'envoler.

Le levier des gaz est comme celui d'une voiture. On ne peut pas dire qu'il faut pousser la pédale des gaz d'une voiture «un peu» pour avancer lentement ou que si on la pousse de «exactement autant» on aura la bonne vitesse sur l'autoroute. Ce n'est pas ainsi que les choses fonctionnent. Il faut au contraire garder les yeux sur ce qu'il y a devant la voiture et sur l'indicateur de vitesse, et sans arrêt ajuster la pression du pied sur la pédale des gaz. Cela devient automatique. L'hélicoptère fonctionne de la même façon. Il faut veiller à garder les yeux sur l'hélicoptère en permanence et faire aller son pouce gauche d'avant en arrière selon ce qui sera nécessaire. Pour décoller on peut donner un coup de gaz un peu fort, qu'on diminue aussitôt, avant-même que l'hélicoptère ait atteint l'altitude voulue. Avec le temps on acquiert le réflexe nécessaire pour trouver presque instantanément la bonne position de levier ; celle qui maintient l'hélicoptère à une altitude stable. Et, comme cela change constamment, on apprend à l'ajuster sans cesse, pour garder l'hélicoptère plus ou moins à l'altitude voulue, ou le faire changer d'altitude. Il faut savoir anticiper : mettre un peu plus de gaz quand l'hélicoptère commence à descendre ; avant-même qu'il ne soit réellement descendu, et diminuer les gaz déjà avant qu'il ait atteint l'altitude souhaitée. Le pouce gauche finit par faire automatiquement ce que les yeux lui disent qu'il est nécessaire de faire. Au fil du temps et de l’entraînement, moins on devra y réfléchir, mieux l'hélicoptère volera.

La batterie de l'hélicoptère se vide au fil du vol, ce qui implique la nécessite de pousser le levier des gaz toujours plus loin vers l'avant.

Certains débutants appliquent une stratégie qui consiste à mettre les gaz très lentement. Ils se disent qu'en amenant graduellement la puissance du moteur à ce qui est nécessaire pour faire voler l'appareil, leur prudence leur vaudra un vol raisonnable. Malheureusement ce qui se passe souvent est que l'hélicoptère sera soufflé de côté par le retour de son propre vent. Il va se traîner sur le sol et cela finira par un échec. Être prudent au départ est une bonne chose mais il est bon d'apprendre d'emblée à donner un coup de gaz au décollage. Une autre possibilité consiste à demander à quelqu'un de tenir l'hélicoptère par sa base, au milieu de la pièce, et de le lâcher prudemment quand la puissance du moteur est devenue juste suffisante pour assurer sa sustentation.

Il ne faut pas essayer de faire voler l'hélicoptère à l'extérieur. Il est conçu pour voler à l'intérieur. Si on a de l’entraînement et s'il n'y a pas du tout de vent, on peut bien sûr essayer de le faire voler à l'extérieur. Mais pour un débutant c'est la façon la plus sûre de risquer de le perdre ou de l'abîmer. Il faut apprendre à le faire voler à l'intérieur. Ce n'est pas grave s'il percute de nombreuses fois le plafond, les murs ou les meubles. Il suffit d'avoir chaque fois le réflexe de couper les gaz.

Dès le vol terminé, il faut couper l'interrupteur de l'hélicoptère. Un peu plus tard, une fois sa batterie refroidie, pour recharger l'hélicoptère il faut le connecter au petit fil noir qui sort de sa télécommande.

Il faut couper tous les interrupteurs dès que possible ; celui de l'hélicoptère et celui de la télécommande. Mais pour recharger l'hélicoptère, la télécommande doit être allumée. Idéalement sa manette des gaz doit être au minimum. Ainsi les LED n'émettent pas de puissance (cela peut être vérifié en les regardant au travers de la caméra d'un GSM, d'un smartphone, d'une webcam...)

Le connecteur au bout du fil pour charger la batterie, a un sens. Il a un petit ergot noir, qui doit être du côté du bas de l'hélicoptère. Si on ne touche à rien, le connecteur a naturellement son ergot vers le haut. Donc le plus simple est de mettre l'hélicoptère ventre en l'air avant de lui enfoncer le connecteur dans le flanc. La lampe deviendra verte et jaune. Quand la lampe repasse au rouge, l'hélicoptère est chargé.

Si l'hélicoptère a tendance à avancer même quand on ne pousse pas le levier de direction vers l'avant, cela peut être gênant pour un débutant. Pour empêcher cela on peut alourdir un peu la queue de l'hélicoptère, en nouant par exemple un peu de fil d'étain entre l'empennage et le moteur de l'hélice arrière.

Au fur et à mesure que la gestion de l'altitude de l'hélicoptère devient automatique (le pouce gauche semble bouger de sa propre volonté, tant que les yeux restent fixés sur l'hélicoptère), on peut commencer à le faire tourner vers la gauche et vers la droite, en déplaçant le pouce droit vers la gauche et vers la droite. On peut faire avancer et reculer l'hélicoptère, en déplaçant le pouce droit vers l'avant et vers l'arrière.

Le manche à balais de droite fonctionne en «tout ou rien». Cela veut dire que quand l'hélicoptère tourne sur lui-même, il tourne à une vitesse bien précise. On ne peut pas le faire tourner plus vite ou plus lentement. Il en va de même pour le déplacement vers l'avant ou vers l'arrière de l'hélicoptère. S'il avance, c'est à une vitesse bien précise. On ne peut pas le faire avance plus vite ou plus lentement. Un hélicoptère plus raffiné, qui permet de doser le commandes et aussi de voler plus vite, mais qui est aussi plus cher et un peu plus fragile, est par exemple le Syma S6. (Le Syma S107, plus grand, est un appareil remarquable de stabilité et de fiabilité.)

Le système électronique de l'hélicoptère contient un gyroscope. C'est ce qui lui permet de maintenir la direction dans laquelle il est dirigé. Et de tourner de façon stable et fiable, quand on pousse le levier de droite vers la gauche ou vers la droite. Mais ce gyroscope peut avoir besoin d'être réglé. Cela se voit au fait que l'hélicoptère tourner spontanément et lentement vers la gauche ou vers la droite, sans qu'on touche son manche de direction. Pour corriger cela, il faut pousser sur un des deux boutons de trim, qui se trouvent entre les deux manches. Par exemple si l'hélicoptère tourne lentement vers sa gauche, pousser une, deux ou trois fois sur le bouton de trim de droite ; le nombre de fois nécessaire pour qu'il ne tourne plus ; pour qu'il reste orienté dans la même direction tant qu'on ne lui a pas explicitement demandé de tourner.

La «flybar» qui se trouve au dessus de la voilure assure la stabilité horizontale de l'hélicoptère. C'est un système qui est également utilisé sur de vrais hélicoptères, pour faciliter le travail du pilote. Ce système est très efficace mais il n'est pas suffisant pour permettre à l'hélicoptère de lutter contre le vent. Les quadrirotors ou certain hélicoptères sophistiqués, dont l'électronique dispose d'une plate-forme inertielle complète et dont la voilure permet des déplacements latéraux dans toutes les directions, sont beaucoup mieux à même de résister automatiquement aux sautes de vent. Un quadrirotor conçu pour voler en intérieur mais capable de voler en extérieur est par exemple le Gin H7.

Quand l'hélicoptère s'éloigne du pilote, il est facile de contrôler la direction dans laquelle il vole. Si on pousse le manche vers la gauche, l'hélicoptère tourne vers la gauche. Si on pousse le manche vers la droite, l'hélicoptère tourne vers la droite. Il est beaucoup moins naturel de contrôler l'hélicoptère quand il vole vers le pilote. Il obéira toujours de la même façon aux ordres qui lui viennent de al télécommande... mais cela entraîne que quand on pousse le levier vers la droite l'hélicoptère se tourne pour voler vers la gauche. Gérer cela demande aussi de l'entraînement. Le plus difficile est quand l'appareil se trouve de surcroît presque au dessus du pilote.

Une façon spectaculaire de piloter l'appareil consiste à lui faire faire des mouvements désordonnés tout en réussissant à éviter qu'il percute un mur ou le plafond. Ce n'est pas réellement du pilotage... Pour réellement apprendre à piloter, il faut par exemple dresser une course d'obstacles et obtenir que l'hélicoptère la suive correctement, sans écarts inutiles. L'idéal est d'apprendre à suivre les ordres d'une deuxième personnes, comme «vole vers la porte, arrête, vole vers toi, vole vers la table...» Si on est capable de garder l'appareil à une altitude un peu stable et de la faire atterrir sur une petite table, ce n'est pas mal.

L'hélicoptère se met parfois à danser un peu en l'air ; il semble tourner un peu en rond. C'est dû au fait que le souffle créé par sa voilure est partiellement renvoyé vers lui, par de grands objets autour de lui.

Les principaux ennemis des petits hélicoptères sont les animaux qui les prennent pour une proie ou un jouet et les longs cheveux. Si des cheveux se sont enroulés autour de l'axe de la voilure, il faut les enlever, éventuellement avec des ciseaux et une petite pince à épiler. Dans des cas extrêmes, il faut démonter la partie supérieure de la voilure, en dévissant un peu la vis qui se trouve sur le flanc. Quand on remonte ensuite la voilure, veiller à respecter l'encoche dans l'axe de métal, qui doit recevoir le plat de la vis. Éventuellement aussi pousser un peu sur l'engrenage en bas de l'hélicoptère, pour faire monter l'axe.

Si l'hélicoptère part avec force vers le côté, la raison en est sans doute que la flybar est déboîtée. Elle est décentrée de quelques millimètres, parce que les ergots en son centre ne sont plus correctement emboîtes dans le sommet de l'axe vertical de la voilure.

Si l'hélicoptère tourne avec violence sur lui-même et ne vole plus réellement, la raison en est sans doute que les engrenages de la partie inférieure de sa voilure ne sont plus correctement emboîtés. Ces engrenages sont situés sur le dessus du corps de l'hélicoptère, au pied de l'axe de le voilure. Le problème est que le petit engrenage, qui se trouve sur l'axe d'un moteur, est descendu trop bas. Il faut le faire remonter, pour qu'il s'emboîte à nouveau correctement dans le grand engrenage, par exemple en utilisant un petit tournevis plat pour le pousser.

Le capot à l'avant de l'hélicoptère contient et protège son accu Li-ion. Il est fixé par deux ergots sur les côtés et par une vis en dessous. Sur certains exemplaires, la vis en dessous n'est pas vissée dans le capot, ce qui permet au capot de pivoter un peu vers le haut. C'est une mauvaise chose et il vait mieux dévisser la vis pour la revisser de façon à ce qu'elle tienne le capot fermement en place.

Le QS5010 est un appareil dit «3 voies», «3 canaux» ou «3 axes» parce que sa télécommande permet de le commander selon trois paramètres :
1. Le régime du moteur.
2. Tourner vers la gauche ou vers la droite.
3. Avancer ou reculer.
Le QS5013 est également un bon appareil mais il n'a que deux voies. Il est impossible de le commander pour avancer ou reculer. Son hélice à l'arrière est postiche, elle n'est pas raccordée à un moteur. Il avance constamment et on se contente de le faire changer de direction de vol. Une façon indirecte de lui faire faire du sur-place consiste à le faire tourner en rond.

Pour obtenir que le QS5010 se comporte comme un hélicoptère à deux voies, on peut alourdir un peu son nez en collant quelque chose à sa pointe. Ainsi il avancera constamment, comme un hélicoptère à deux voies.

Sur les hélicoptères qui ont «4 voies» ou plus et sur tous les quadrirotors, le quatrième canal permet de contrôler le déplacement latéral de l'appareil ; de le faire se déplacer de côté, vers la droite ou vers la gauche.

Sur un hélicoptère «5 voies», le principe est qu'on ne contrôle pas l'altitude de l'hélicoptère en utilisant la manettes des gaz. Comme sur les vrais hélicoptères, on va au contraire donner un certain réglage à la manette des gaz et puis ne plus y toucher. Ensuite on va contrôler la portance de l'hélicoptère en faisant varier le pas des pales ; leur inclinaison. Cela permet un contrôle beaucoup plus rapide et précis.

Sur un hélicoptère «6 voies», on peut donner une portance positive aux pales qui passent d'un côté de l'hélicoptère et négative aux pales qui passent de l'autre côté. Cela permet de faire des acrobaties serrées.



Eric Brasseur  -  30 avril  au 17 juillet 2015
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